15 gennaio 2004

Inquinamento radioattivo nelle acque della Maddalena


Mappe, tabelle e foto
Il rapporto dell'Istituto CRIIRAD



Il 16 gennaio 2004 il deputato verde Mauro Bulgarelli ha presentato una un'interrogazione urgente ai ministri dell'Ambiente, della Difesa, della Salute e alla Presidenza del Consiglio dopo che il CRIIRAD, un istituto di ricerca francese (Commission de Recherche et d'information Indépendantes sur la Radioactivité, diretto dall'ingegnere e fisico nucleare Bruno Chareyron) ha reso noto i dati dei rilevamenti effettuati nelle acque della Maddalena il 17 e il 18 novembre 2003, in data immediatamente successiva, cioè, all'incidente occorso al sommergibile statunitense Hartford.
"E' assolutamente necessario che le autorità italiane e quelle americane dicano la verità su molte questioni, la prima delle quali riguarda i risultati delle rilevazioni della radioattività effettuate dopo l'incidente dell'Hartford. I dati forniti dal CRIIRAD sono infatti estremamente allarmanti: in alcuni campioni di alghe prelevati nella zona dell'incidente la concentrazione di Torio 234 (un elemento della catena dell'uranio 238 nonchè componente del combustibile nucleare che alimenta i sommergibili) si attesta tra i 3900 e i 4700 becquerels per kg, quando i valori normali non dovrebbero superare qualche decina di Bq/Kg. Si tratta dunque di valori enormemente alti che tuttavia non è possibile commisurare con quelli antecedenti all'incidente dell'Hartford perché le autorità italiane e americane non hanno mai reso noto il risultato delle rilevazioni periodicamente effettuate nelle acque della Sardegna.

L'abnorme presenza di uranio 238 e suoi derivati - continua Bulgarelli - potrebbe infatti anche essere conseguenza dell'attività dei poligoni militari disseminati nell'isola, nei quali vengono utilizzati proiettili all'uranio impoverito nelle esercitazioni o nelle dimostrazioni organizzate dai vari fabbricanti di armi. Dopo l'incidente dell'Hartford, le autorità italiane rassicurarono genericamente circa la presenza di una concentrazione pericolosa di elementi radioattivi nelle acque teatro dell'incidente ma in seguito alla divulgazione dei risultati della ricerca del CRIIRAD è necessario che le autorità militari rendano note tutte le misurazioni della radioattività effettuate nel corso degli anni; lo Stato italiano e quello francese, inoltre, devono avviare un monitoraggio comune affidando ad autorevoli istituti di ricerca indipendenti il rilevamento del reale inquinamento radioattivo delle acque sarde.
Nessun segreto di stato vale la sicurezza e la salute delle popolazioni".

 

 




Campioni di alghe marine prelevati nel mare della Maddalena


I risultati delle analisi

 


Il rapporto dell'Istituto CRIIRAD

COMMUNIQUE CRIIRAD
Jeudi 15 janvier 2004


Accident Hartford

La CRIIRAD publie ses premiers résultats
et exige une totale transparence.
Les autorités italiennes et/ou américaines doivent publier les résultats
du point zéro environnemental et des suivis radio-écologiques.

L'accident survenu le 25 octobre 2003 au sous-marin nucléaire américain le Hartford est, aujourd'hui encore, marqué par l'opacité. Afin d'apporter un premier niveau d'information, l'association corse ABCDE, le WWF Sardaigne et la CRIIRAD ont uni leurs efforts afin de procéder à une première série de contrôles indépendants.
L'accident a été rendu public 18 jours après sa survenue et les prélèvements n'ont pu être effectués dans l'archipel de la Maddalena que les 17 et 18 novembre, soit 23 jours plus tard (et le 9 décembre pour le sud de la Corse : golfes de Sant'Amanza et de Ventilegne). S'agissant d'une étude préliminaire aux moyens limités, les investigations ont été ciblées sur les algues marines. Ces végétaux ont en effet la particularité de concentrer certains radionucléides et permettent de rendre compte d'une contamination sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.
Ø Aucun radionucléide artificiel émetteur gamma n'a été identifié. Un résultat plutôt rassurant même si le nombre d'échantillons analysés ne permet pas de rendre compte de l'état global de l'environnement.
Ø Par contre, les niveaux de contamination de certains éléments de la chaîne de l'uranium 238 apparaissent anormalement élevés : sur 2 des 6 échantillons d'algues, l'activité en thorium 234, descendant immédiat de l'uranium 238, atteint ainsi 3 900 et 4 700 Bq/kg sec (becquerels par kilo de poids sec) pour des valeurs attendues de l'ordre de quelques dizaines de Bq/kg sec.
Les radionucléides détectés sont d'origine naturelle mais, en l'état du dossier, il est impossible d'affirmer qu'il s'agit d'un phénomène entièrement naturel (concentration sélective de certains radionucléides présents dans le milieu marin) et d'exclure une pollution d'origine anthropique. Pour aller plus loin des investigations complémentaires sont nécessaires, en particulier la réalisation d'analyses par spectrométrie alpha. Elles seront réalisées dès qu'un financement sera trouvé.
Quoiqu'il en soit, afin de lever ces premières interrogations et de répondre aux nombreuses questions qui se posent quant à l'impact de la base de San Stefano, il est indispensable que les autorités italiennes communiquent les résultats de l'étude de point zéro (état des lieux de l'environnement avant son démarrage) et des suivis radiologiques qui permettent de rendre compte de l'impact de son fonctionnement et de la circulation des sous-marins nucléaires.
Tout refus de communication conduirait à penser que ces études - indispensables - n'ont pas été effectuées - ou qu'elles l'ont été, mais qu'elles mettent en évidence une pollution que les autorités militaires américaines et/ou italiennes préfèrent dissimuler. Les impératifs du SECRET DEFENSE ne peuvent, en effet être invoqués, dès lors qu'il s'agit simplement de connaître le niveau de contamination de l'environnement et , en particulier, des éléments de la chaîne alimentaire. En complément des études officielles, et après analyse critique de leur contenu, il sera nécessaire d'effectuer une contre-expertise indépendante permettant de vérifier l'exactitude des résultats officiels et de combler les lacunes qui auraient été identifiées.


Les prélèvements ont été effectués bénévolement par le WWF Gallura (secteur de la Maddalena), et l'association corse ABCDE (secteur de Bonifacio). Les analyses ont été cofinancées par ABCDE et la CRIIRAD pour montant total de près de 2 000 euros.
· WWF (World Wildlife Fondation Gallura - Sardaigne) : Mme Paola BUIONI au 00 39 07 89 75 57 88 ;
· ABCDE (Association Bonifacienne Comprendre et Défendre l'Environnement) : Mme Vincente CUCCHI au 04 95 73 10 80.

Rapport d'étude, carte de localisation des stations de prélèvement, tableau de résultats et photos
des échantillons peuvent être obtenus sur simple demande à la CRIIRAD par télécopie ou e-mail.

 

L'analisi delle alghe prelevate

Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité

Analyses d'eau de mer et algues marines dans les bouches de Bonifacio (Corse du Sud) et le secteur de la Maddalena suite à l'incident de navigation du sous-marin USS HARTFORD

Référence : CRIIRAD 04-01 / 15 janvier 2004 / V1

Analyses réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD à la demande de l'association ABCDE de Bonifacio

Contexte

Le sous-marin à propulsion nucléaire USS Hartford aurait heurté les fonds marins à environ 30 kilomètres au sud de Bonifacio (Corse du Sud) le 25 octobre 2003. L'accident a été rendu public le 12 novembre 2003.
L'association ABCDE de Bonifacio et la CRIIRAD ont décidé de procéder, sur leurs fonds propres, à quelques contrôles radiologiques préliminaires. Ce travail limité ne constitue en aucune manière un bilan du marquage radiologique de l'environnement qui pourrait être lié au fonctionnement de la base militaire américaine mais visait à déterminer si cet incident avait pu conduire à une pollution radioactive grave.

En effet, la réalisation d'une expertise radiologique approfondie ne peut pas bien entendu être réalisée sur les seuls fonds propres des associations partenaires.

Le laboratoire de la CRIIRAD a recommandé que soit effectuée en priorité la recherche de radionucléides émetteurs gamma dans des algues marines. En effet, certaines algues ont une forte capacité de bioaccumulation pour de nombreux radionucléides. Elles peuvent ainsi renseigner sur des pollutions intervenues plusieurs semaines voire plusieurs mois auparavant.

Le dosage du tritium dans les eaux de mer a été effectué également. Ce type de mesure a été réalisé à titre indicatif car, compte tenu du délai écoulé entre l'incident et le prélèvement (presque un mois) et des fortes dilutions dans l'eau de mer, il était peu probable qu'une contamination soit détectée à ce niveau.


Collecte des échantillons

Les 17 et 18 novembre 2003, le WWF Gallura / Sardaigne a collecté des échantillons d'eau de mer et d'algues marines à proximité du lieu de l'accident, dans le secteur des îles de la Maddalena, San Stefano et Caprera. Ces échantillons ont été expédiés à la CRIIRAD par l'association ABCDE et reçus le 28 novembre 2003.

En complément et afin de pouvoir effectuer une comparaison en un site plus éloigné du lieu de l'incident, la CRIIRAD a demandé à l'association ABCDE de collecter 2 échantillons d'algues marines sur les côtes du sud de la Corse à proximité de Bonifacio (golfes de Sant'Amanza et Ventilegne). Ces échantillons ont été collectés le 9 décembre 2003 et réceptionnés à Valence le 15 décembre 2003.

Une carte de localisation des prélèvements est jointe en annexe 1.

Analyse des eaux de mer

En cas de fuite radioactive sur un réacteur de sous-marin nucléaire, du tritium pourrait être émis en grande quantité dans l'environnement. Dans les réacteurs nucléaires classiques, le tritium est produit par la fission ternaire de l'uranium et par activation neutronique du fluide primaire. Le tritium est un isotope radioactif de l'hydrogène, il est donc particulièrement mobile et rapidement incorporé aux molécules d'eau. Le tritium qui a une période physique de 12,3 ans se désintègre en émettant des rayonnements bêta.

Le dosage du tritium dans les trois échantillons d'eau de mer a été effectué au laboratoire de la CRIIRAD du 4 au 8 décembre 2003 sur 10 millilitres d'eau après distillation.

Les résultats obtenus sont tous inférieurs à la limite de détection de 2 Bq/l (Becquerel par litre). Ce résultat démontre qu'il n'y avait pas entre les 17 et 18 novembre 2003 de grave pollution en tritium des eaux de mer dans le secteur de la Maddalena.

Cependant, la limite de détection n'est pas suffisamment basse pour exclure tout marquage radiologique en tritium puisque le niveau naturel dans l'eau de mer est typiquement inférieur à 0,2 Bq/l en l'absence de pollution.


Analyse des algues marines

En cas de fuite radioactive sur un réacteur de sous-marin nucléaire plusieurs types de radionucléides pourraient contaminer l'environnement :
· éléments associés au combustible (uranium 238, uranium 235, et transuraniens : isotopes du plutonium),
· produits de fission (césium 137, iode 131, iode 129, etc..),
· produits d'activation (radiocobalts, argent 110m, etc..).

Dans la mesure où une grande partie de ces radionucléides émet en se désintégrant des rayonnements gamma, une spectrométrie gamma a été effectuée sur les algues afin de mesurer l'activité de certains de ces radionucléides.

Les analyses ont été effectuées au laboratoire de la CRIIRAD sur 16 à 57 grammes d'algues fraîches (prélèvements des 17 et 18 novembre 2003) ou après dessiccation (prélèvements du 9 décembre 2003).

Dans les 2 cas les résultats d'analyse ont été exprimés en Bq/kg sec (Becquerel par kilogramme de matière sèche) et ramenés à la date du prélèvement (correction de la décroissance radioactive).

Compte tenu des faibles quantités disponibles il n'a pas été possible de procéder à un comptage dans des conditions optimales, les limites de détection obtenues sont donc relativement élevées (utilisation d'une géométrie à faible contenance de 66 cc alors que pour ce type d'étude le laboratoire utilise normalement une géométrie 560 cc qui permet d'améliorer d'un facteur proche de 10 la limite de détection).

Les résultats détaillés sont reportés dans le tableau en annexe 2.

Aucun radionucléide artificiel émetteur gamma n'est mis en évidence (ni produits de fission, ni produits d'activation, ni américium 241 couramment associé au plutonium 241).

On détecte la présence de 4 radionucléides naturels émetteurs gamma dans les échantillons d'algues marines :

· Du thorium 234 (descendant de l'uranium 238) : de 621 à 4 727 Bq/kg sec,
· Du plomb 210 (descendant de l'uranium 238) : de 166 à 245 Bq/kg sec,
· Du plomb 212 (chaîne du thorium 232) : de 20 à 29 Bq/kg sec
· Du béryllium 7 (cosmogénique) : de 106 à 438 Bq/kg sec.

Pour le plomb 210, plomb 212 et béryllium 7, les résultats obtenus sont relativement comparables d'un site à l'autre (compte tenu des marges d'incertitude) et n'appellent pas de commentaires particuliers.

Questionnements concernant le thorium 234 et l'uranium :

Pour le thorium 234 on observe de fortes variations entre les 5 échantillons que l'on peut classer en 2 groupes :

1. Activité du thorium 234 comprise entre 620 et 860 Bq/kg sec dans les algues " vertes " collectées près du lieu de l'incident et les 2 échantillons d'algues (" vertes et rouges ") collectées près de Bonifacio, à environ 30 kilomètres du lieu de l'accident,

2. Activité 4 à 7 fois plus élevée (3 900 et 4 700 Bq/kg sec) dans les 2 échantillons d'algues " rouges " collectées près de la zone de l'accident.

Ces derniers résultats sont étonnement élevés par rapport à ceux obtenus habituellement par la CRIIRAD et par d'autres laboratoires sur les côtes françaises continentales. Les activités en thorium 234 sont en effet habituellement de l'ordre de quelques dizaines (voire quelques centaines) de becquerels par kilogramme sec.

Ainsi les mesures réalisées par la CRIIRAD en 1997 sur 3 espèces d'algues collectées sur les côtes du Cotentin à proximité de l'émissaire de rejet de l'usine de retraitement de la Hague donnaient des activités en thorium 234 proches de 50 Bq/kg sec pour 9 échantillons de 3 espèces différentes (Laminaria digitata, Fucus serratus et Chondrus crispus).

L'interprétation reste difficile car nous ne disposons pas de références concernant les teneurs habituelles en thorium 234 en méditerranée et dans l'espèce correspondant aux algues rouges collectées près de la Maddalena (voir photographies en annexe 3). On pourrait imaginer en effet, que cette espèce dispose d'une capacité particulière de bioaccumulation du thorium 234.

L'interprétation de l'origine de ces variations est compliquée par le fait que le thorium 234 est le premier descendant de l'uranium 238. Habituellement dans les sols il y équilibre entre l'uranium 238 et le thorium 234 (leurs activités sont égales). Dans les algues par contre un déséquilibre est envisageable. Selon des experts européens, le facteur de concentration du thorium 234 dans les algues serait en moyenne 2 fois plus élevé que celui de l'uranium 238. L'activité de l'uranium 238 pourrait alors être deux fois inférieure à celle du thorium 234.

Un dosage spécifique de l'uranium 238 par spectrométrie alpha devra être réalisé pour vérifier ce point. Ceci est très important car l'uranium 238 peut avoir une double origine (naturelle et liée aux activités nucléaires). Le fait que l'activité de l'uranium 235 (isotope fissile de l'uranium utilisé dans les réacteurs nucléaires) reste inférieure à la limite de détection dans les 5 algues étudiées suggère qu'il ne s'agit pas d'uranium enrichi et conforte a priori l'hypothèse d'un uranium d'origine naturelle (sans exclure la présence d'uranium appauvri).

Afin de valider cette hypothèse Il serait utile de compléter cette campagne d'analyse préliminaire en procédant à une nouvelle collecte de ces algues rouges en quantités plus importantes, en plusieurs points à proximité du lieu de l'incident et à plus grande distance hors influence de la base militaire. Il faudra s'entourer des compétences de spécialistes en biologie marine pour l'identification des espèces.

Dans tous les cas -origine naturelle du thorium 234 et/ou marquage radiologique par des activités humaines - il convient de poursuivre les investigations compte tenu de la radiotoxicité de l'uranium 238 par ingestion. Il est donc recommandé de mesurer les teneurs en uranium et thorium dans d'autres échantillons de la faune, de la flore et de la chaîne alimentaire dans le secteur de la Maddalena.


Recommandations

Les analyses préliminaires réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD sur des échantillons d'algues marines collectées par les associations WWF Sardaigne et ABCDE dans la zone proche de l'incident de navigation du sous-marin USS HARTFORD permettent a priori d'exclure une grave pollution radioactive de l'environnement. Compte tenu du caractère très préliminaire et limité de ce travail et des questionnements concernant des teneurs anormales en thorium 234 (descendant de l'uranium 238) dans les algues rouges, la CRIIRAD recommande :

1 / Que les autorités italiennes et américaines fournissent les résultats des campagnes de mesure de la radioactivité dans le secteur de la Maddalena avant l'implantation de la base militaire. Ce type d'étude à dû être effectué dans la mesure où il s'agissait d'implanter une installation à risque et potentiellement polluante. Le secret défense ne saurait être invoqué concernant des mesures d'environnement antérieures à la mise en œuvre de l'installation. Il serait utile de disposer également des résultats de mesures postérieures à la mise en service de la base.

2 / Que soit engagée une expertise radioécologique indépendante permettant de réaliser des échantillonnages plus conséquents en termes de :
· nombre de stations d'échantillonnage,
· types de matériaux collectés (différentes espèces d'algues, mollusques, crustacés, poissons, des boues et sédiments, etc…),
· types de radionucléides recherchés (dosage de l'uranium 238 et 235 par spectrométrie alpha, dosage du tritium dans la faune et la flore, dosage du carbone 14, des isotopes du plutonium, etc…).

Les moyens financiers nécessaires dépassent largement ceux que les associations CRIIRAD et ABCDE ont pu engager pour effectuer ces contrôles préliminaires (environ 2 000 Euros).

PS : la CRIIRAD tient à remercier ici les bénévoles des associations ABCDE et WWF Gallura / Sardaigne qui ont assumé la collecte et l'envoi des échantillons.

Rédacteur : Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire CRIIRAD.

Renseignements à la CRIIRAD :
Bruno Chareyron et Corinne Castanier
Tel : 04.75.41.82.50

Contacts locaux :

Association ABCDE à Bonifacio :
Mme Vincente Cucchi

tel/fax : 0495731080


Association WWF Gallura (Sardaigne) :
Mme Paola Buioni

tel : 00390789755788

 

 

Interrogazione urgente

Al Presidente del Consiglio dei Ministri
Al ministro della Salute
Al ministro per l'Ambiente e la tutela del territorio
Al ministro della Difesa
per sapere, premesso che:

in data 15 gennaio 2004 l'istituto di ricerca indipendente CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité), diretto dal prof. Bruno Chareyron, ingegnere e fisico nucleare, ha reso noto i risultati di un'indagine volta ad accertare i livelli di radioattività nelle acque dell'Isola della Maddalena e in quelle dello stretto di Bonifacio all'indomani dell'incidente occorso il 25 ottobre 2003 al sommergibile nucleare Hartford; come è noto il sommergibile urtò uno scoglio durante la navigazione in superficie nelle acque basse ad est dell'isola di Caprera (Sassari);

la ricerca è stata condotta in collaborazione con il WWF Gallura (World Wildlife Fondation Gallura, sezione della Maddalena) e l'associazione corsa ABCDE (Association Bonifacienne Comprendre et Défendre l'Environnement);

la ricerca condotta dal CRIIRAD, dopo aver denunciato il ritardo delle autorità italiane nel rendere pubblico l'incidente - divulgato 18 giorni dopo -, circostanza che ha costretto i ricercatori a effettuare i rilevamenti con grande ritardo (23 giorni dopo, tra il 17 e il 18 novembre 2003, nelle acque dell'arcipelago della Maddalena e 45 giorni dopo, il 9 dicembre 2003, in quelle dei golfi di Sant'Almanza e Ventilegne, nel sud della Corsica), rende note le misurazioni da essa effettuate tese a rilevare la presenza di radionuclidi nelle alghe marine prelevate nelle zone in oggetto;

su 2 dei 6 campioni di alghe esaminati il CRIIRAD ha riscontrato un'alta concentrazione (dai 3900 ai 4700 Bq/kg sec) di Torio 234, elemento della catena dell'uranio 238 nonchè componente del combustibile nucleare che alimenta i sommergibili, che in natura non dovrebbe superare alcune decine di Bq/Kg sec;

in mancanza di dati ufficiali sulla radioattività delle acque per quanto riguarda gli anni precedenti, il CRIIRAD afferma di non poter determinare se l'anomala concentrazione di Torio 234 sia conseguenza diretta dell'incidente occorso al sommergibile Hartford o, piuttosto, sia da far risalire all'attività della base militare statunitense di Santo Stefano, ove, da molti anni, sono operativi numerosi sommergibili a propulsione nucleare; a tale proposito nell'articolo di Enrico Porsia "Enquete Une base atomique Us contre l'Europe: Les mystères de La Maddalena", apparso sul numero 43 della rivista amnistia.net del 15 dicembre 2003, si legge che la direttrice del CRIIRAD, dott.ssa Corinne Castanier, aveva scritto in data 19 novembre 2003 all'Ambasciatore degli Stati Uniti in Francia, Howard Leach, chiedendo informazioni sia sulle esatte circostanze dell'incidente all'Hartford sia sulle rilevazioni di residui radioattivi liquidi o gassosi emessi dai sommergibili nucleari Usa stazionanti nella base di Santo Stefano - La Maddalena, ricevendo per tutta risposta un laconico rinvio al comunicato stampa ufficiale divulgato dalla VI flotta della Marina statunitense;

è importante sottolineare come, in merito alle modalità dell'incidente occorso al sommergibile Hartford e alle conseguenze per l'ambiente da esso derivanti, le autorità italiane non hanno mai resi noti dati precisi, limitandosi a generiche rassicurazioni; l'Istituto di Radioprotezione e Sicurezza Nucleare Francese (IRSN), in data 28 novembre comunicava invece che le misurazioni effettuate su tre campioni (acqua di mare e vegetali acquatici) prelevati nelle Bocche di Bonifacio il 18 novembre non rivelavano livelli anormali di radioattività ma precisava che nel periodo in cui erano state condotte le rilevazioni "le correnti non erano propizie al trasferimento di un'eventuale radioattività emessa nella zona dell'incidente verso le Bocche di Bonifacio";


si fa infine presente che l'uranio 238, noto anche come "uranio impoverito", è utilizzato nei vari poligoni di tiro Usa e Nato dislocati in Sardegna e che dunque la presenza di uranio 238 nelle acque marine e in vegetali acquatici, in mancanza di dati ufficiali, potrebbe essere anche fatta risalire alle attività di esercitazione normalmente svolte in tali poligoni;

se non ritenga urgente rendere note modalità e risultati dei rilevamenti effettuati nelle acque della Sardegna e in particolare dell'Isola della Maddalena all'indomani dell'incidente occorso al sommergibile Hartford e negli anni precedenti;

se non ritenga opportuno interpellare le autorità competenti francesi al fine di predisporre un piano di monitoraggio comune affidando ad autorevoli istituti di ricerca indipendenti il rilevamento del reale inquinamento radioattivo delle acque sarde.


Roma 16/01/2004


On. Mauro Bulgarelli

 

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